Retour vers le passé : La Belle au Bois Dormant (1959)

 

REALISATEUR

Clyde Geronimi

SCENARISTES

Collectif Disney

INFOS

Long métrage américain
Genre : animation
Titre original : Sleeping Beauty
Année de production : 1959

En 1950, l’énorme succès de Cendrillon a permis aux studios Disney de se renflouer après des années de vache maigre. Une grande partie de la production Disney des années 40 fut en effet constituée de ce qui a été ensuite appelé des package films, des anthologies constituées de plusieurs courts ou moyens métrages (comme Le Crapaud et le Maître d’Ecole), les restrictions budgétaires ne permettant pas de financer des longs métrages. Après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les projets en cours purent être repris et Walt Disney continua d’adapter à sa sauce des classiques de la littérature (CendrillonPeter Pan et Alice au Pays des Merveillessortirent entre 1950 et 1953).

Envisagé dès le début des années 50, La Belle au Bois Dormant peut être vu comme le dernier volet d’une “trilogie féerique” débutée avec Blanche-Neige et les 7 Nains et Cendrillon. Son développement dura plusieurs années car les équipes Disney eurent dans un premier temps beaucoup de mal à se démarquer des deux oeuvres précitées (et on peut toujours noter certaines ressemblances). Walt Disney tenait également à s’impliquer personnellement dans le processus de création, ce qui n’a pas toujours été évident à cause de ses autres activités (le premier parc Disneyland, les nouvelles émissions télévisées comme la série Zorro et le Mickey Mouse Club…).

 

 

Ce n’est que lorsque Disney eut l’idée de confier le poste de directeur artistique à Eyvind Earle que La Belle au Bois Dormant trouva la direction souhaitée. Earle était un nouveau venu dans le département animation et tonton Walt avait apprécié son travail sur les décors de Peter Pan et La Belle et le Clochard. Malgré quelques désaccords avec Clyde Geronimi, représentant d’un style Disney plus classique qui a supervisé la réalisation, Eyvind Earle a pu imposer sur La Belle au Bois Dormant une esthétique qui tranche avec les films précédents, une approche formelle très stylisée qui donne l’impression de voir des enluminures médiévales prendre vie devant nos yeux.

Visuellement, La Belle au Bois Dormant est un superbe long métrage. L’histoire, qui emprunte des éléments aux différentes versions du conte, mêle efficacement les aspects les plus merveilleux, avec quelques petites touches d’humour, véhiculées notamment par les deux rois et les animaux, et de poésie, à une noirceur qui rend le dernier acte palpitant. Ce sont d’ailleurs les scènes que je préfère, grâce à ces très beaux moments d’animation que sont la traversée de la forêt de ronces et la transformation de la sorcière Maléfique en dragon.

 

 

Mais La Belle au Bois Dormant a aussi quelques faiblesses, comme un manque de péripéties dans la première partie du récit et un couple d’amoureux assez transparent, même si Philippe est tout de même un peu plus actif que les autres Princes Charmants lors de l’affrontement final. Quant à Aurore, il faut dire qu’elle ne dispose que très peu de scènes pour s’imposer avant qu’elle se pique le doigt au fuseau du rouet et plonge dans un profond sommeil.

Le duo se fait donc facilement voler la vedette par les trois facétieuses et courageuses fées Flora, Pâquerette et Pimprenelle et par l’une des plus grandes méchantes des Classiques de l’Animation Disney, la ténébreuse sorcière Maléfique et son apparence mémorable, silhouette élancée et visage anguleux.

Mon amour je t’ai vu au beau milieu d’un rêve
Mon amour un aussi beau rêve est un présage d’amour
Refusons tous deux que nos lendemain soient mornes et gris
Nous attendrons l’heure de notre bonheur

Partagez cette news :

par Le Doc

Réagir

Il faut être connecté pour pouvoir réagir aux news.

Pas encore membre ? L'inscription est gratuite et rapide :
Devenir membre

0 commentaire